la Gazette des Astrologues

n°161 - Mars 2018

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Bulletin mensuel de la FDAF (Fédération Des Astrologues Francophones)

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Billet d’Humeur

Agnès
MERIAU

Encore une fois je fais suite à la dernière réunion en "astro-visio" - et à ce propos j'invite tous les adhérents professionnels qui me lisent à venir participer, chaque réunion est vraiment une expérience aussi passionnante que plaisante !

Parmi les sujets abordés figurait le problème de la rectification de l'heure de naissance, souvent importante pour les naissances pas très récentes... Pas de chance, je n'ai pas pu suivre cette partie-là du débat, aussi je voudrais partager avec vous aujourd'hui mon expérience concernant ce sujet.

Tout d'abord je confirme que les naissances "arrondies" (surtout à l'heure pile ou la demie), en particulier avant 1960, éveillent systématiquement ma méfiance. Depuis longtemps déjà je tente de rectifier cette heure si certaines incohérences apparaissent à l'examen des degrés importants dans le thème (je vous ai déjà parlé de mon utilisation du livre des degrés de Janduz, en corrigeant l'ordre avec celui donné par Hadès, tiré de la Volasfera de Borelli traduite par Sépharial). Mais il faut valider la rectification avec la personne qui vient consulter, ce qui peut prendre plus ou moins de temps, et n'est pas forcément bien accueilli par tout le monde : les degrés de l'Ascendant et de son ou ses maîtres, qui le représentent, ne sont pas toujours flatteurs... C'est donc parfois un travail un peu délicat, que je ne fais pas avec tout le monde.

Depuis un certain temps, je me suis donc penchée sur un complément d'utilisation de ces degrés dont j'ai éprouvé la pertinence : il s'agit de regarder le degré du MC comme un portrait de l'image du père. Cette image est partielle bien-sûr, mais suffisamment pertinente pour que la personne y reconnaisse son père, en tous cas l'image qu'elle se fait (ou se faisait) de son père en début de vie ; nous savons en effet que tout peut changer et évoluer fort heureusement. Il est ainsi plus facile -et plus rapide !- d'approcher la rectification en parlant à la personne de quelqu'un d'autre que d'elle-même. Alors, cela a ses limites bien-sûr : la rectification du MC ne précise pas toujours complètement celle de l'Ascendant ; mais c'est déjà ça, et ça permet un recoupement supplémentaire avec les degrés habituels.

Une dernière précision pratique dans la série "j'ai testé pour vous" : longtemps j'ai présupposé qu'une naissance rectifiée était a priori plutôt avant qu'après l'heure officielle. Je me suis rendue compte ensuite qu'elle pouvait très bien être un peu après, mais j'ai découvert récemment qu'elle pouvait être beaucoup plus "après" que je ne le pensais. Pour un thème d'enfant de mon entourage, je me suis posée en effet la question de la justesse de l'heure en voyant grandir l'enfant : plus le temps passait, plus je me disais que "quelque chose clochait" dans les degrés de son heure officielle, qui pourtant avait été soigneusement notée à la naissance. Dans ce questionnement, j'ai gardé à l'esprit que l'heure à prendre en compte est celle où le bébé respire et crie, et non celui où il sort. La plupart du temps, les deux sont simultanés, mais il peut arriver qu'il y ait un décalage entre la sortie et le cri. Je tenais compte de ce principe en envisageant une naissance éventuelle une ou deux minutes après l'heure officielle, mais j'ai découvert en enquêtant auprès de spécialistes que ce décalage pouvait être beaucoup plus important ! Pour un bébé qui nait "bleu", ou avec des complications, ou même parfois trop rapidement, il peut se passer 10 bonnes minutes avant qu'il crie, sans que cela ait forcément de conséquences sur sa santé ; le bébé peut même parfois "attendre" pour respirer jusqu'à une demi-heure ! (mais dans ce cas il peut y avoir des séquelles). Quelle surprise de découvrir cela ! Et de vérifier que dans le thème d'enfant dont je vous parlais, un décalage d'au moins 5 minutes après, beaucoup plus pertinent dans les degrés, était tout à fait envisageable : il était effectivement né "bleu" après un accouchement très long, et il avait crié bien après être sorti (combien de temps après, voilà ce que les parents n'avaient pas noté...).

Alors bien-sûr, un décalage important est plutôt rare, mais maintenant j'envisage aussi facilement une rectification postérieure qu'antérieure, et je demande toujours à un nouveau client s'il a la notion d'être né "bleu" ou d'avoir tardé pour crier à la naissance, on ne sait jamais...

Voilà le témoignage de mon expérience, j'aimerais beaucoup en lire d'autres de votre part. Je lance donc un appel pour la prochaine gazette !

Belle fin d'hiver et bonnes méditations poissoniennes à tous !



Agnès MERIAU

DE LA RECTIFICATION DE L'HEURE DE NAISSANCE