l’Astro Gazette de la FDAF

Bulletin mensuel de la FDAF (Fédération Des Astrologues Francophones)

N°209 ~ Mars 2022

Billet d’Humeur

LES ASPECTS MINEURS

DE VOTRE CARTE DU CIEL

Jean-Paul
MICHON

L’ascendant Verseau de la carte d’Emmanuel Macron est coloré en bleu grâce à la théorie du Double-Zodiaque. Cela vient de l’aspect (75°) (de la famille des aspects de blocage) entre Saturne du Capricorne sidéral et Uranus du Verseau tropical. Cela signifie qu’il ne fait confiance à personne. La puce (deux cercles concentriques) bleue/bleue en interaction avec la maison VII signifie qu’il n’est pas à l’écoute des autres et qu’il ne souhaite pas avoir de partenaire. Les deux puces jaune/rouge (maisons V & VIII) nous expliquent qu’il se met au centre de tout et que c’est juste le pouvoir qui l’intéresse. Ce qui est confirmé par la présence de Saturne en maison VIII, qui est le gouverneur sidéral de l’Ascendant de sa carte du ciel.

Alors, bonne découverte de ces aspects mineurs avec l’actualité plutôt chargée avec cette l’élection présidentielle française de ce printemps 2022.


Jean-Paul MICHON

Email: michonjeanpaul@yahoo.fr

Site web : http://www.double-zodiaque.com

Graphe de l’ensemble des aspects (majeurs & mineurs) d’une carte du ciel visualisés avec leurs orbes.
(Utilisation du logiciel Autocad avec six couches)

Quand on fait le tour des livres de l'astrologie traditionnelle où l’on parle des aspects astrologiques, on découvre toute la profondeur de la connaissance accumulée par les anciens sur les aspects qui se limite en fait aux aspects majeurs. Cela se résume à quelques relations angulaires (aspects) entre planètes qui sont définies par des nuances comme bénéfique, favorable ou maléfique, défavorable. Je me souviens d’avoir entendu des astrologues se pâmer devant un trigone dans une carte du ciel comme s’ils avaient découvert une pépite d’or. Quant aux aspects mineurs, c’est silence radio. On en vient à se demander si le terme n’est pas porteur d’une dimension péjorative qui aurait comme objectif de dissuader les curieux de s’y intéresser. Tout le monde sait que les mineurs ne sont pas crédibles.

L'astrologie traditionnelle est donc restée prisonnière de cette conception statique et dualiste de sa vision des aspects. Il n’est pas étonnant que certains n’arrivent pas à analyser de carte du ciel. Comme s’il n’y avait que deux couleurs dans l’univers de l’astrologie, le noir et le blanc.

Mais, si je vous disais que cette appellation de mineur est liée à la médiocre interprétation des majeurs, celle-ci n’entraine donc aucune considération pour les aspects mineurs. Sans compter qu’ils sont généralement compliqués à calculer. On persévère à les ignorer, même si à notre époque, on dispose d’outils de calculs et de représentation graphique puissants et accessibles à tous.

Je peux vous affirmer sans aucune hésitation que de les rejeter, c’est passer à côté d’une source d’information essentielle pour l’analyse des cartes du ciel.

Je sais que certains refusent de s’y intéresser, même si d’autres astrologues sont curieux de savoir quel serait le contenu de ces éléments d’analyse inexploités. Un astrologue québécois m’a expliqué, il y a quelques années pour couper court à notre conversation sur ce sujet, qu’il parlait des aspects mineurs seulement après qu’il n’ait plus rien à dire à ses clients lors de ses consultations.

C’est l’astrologue américain Bil Tierney avec son livre : « La Dynamique des Aspects Astrologiques » publié en 1984 qui m’a apporté les réponses que je cherchais sur les aspects. Dès 1988, Auréas (www.aureas.eu) les a programmés afin qu’on puisse les observer dans les cartes du ciel dessinées avec le logiciel AstroPc. C’était donc fini les calculs fastidieux.

La recherche sur ces aspects m’a amené à devoir faire par exemple la différence entre un quinconce (150°) et un biquintile (144°). La recherche sur les orbes a permis d’encadrer leur introduction dans les cartes du ciel (c’est le graphe présenté au début du texte).

C’est donc Bil Tierney qui trace le chemin de la recherche sur ces aspects. Il définit pour chaque famille d’aspects (Septiles, Quintiles, Noviles, etc.) les valeurs et les nuances philosophiques qu’elles devraient hypothétiquement véhiculer. Il ne manquait plus qu’à aller de l’avant avec ses hypothèses.

 Ce sont mes recherches sur le Double-Zodiaque qui m’ont obligé à comprendre le mécanisme des aspects dans une carte du ciel. Les relations angulaires entre les planètes sont indépendantes du nombre de zodiaques que l’on utilise. Avec deux zodiaques superposés, quand on observe la superposition de signes astrologiques entre le sidéral et le tropical, on découvre que les deux planètes paires qui les gouvernent se font une danse mutuelle autour du zodiaque. Elles doivent donc avoir un écho de chaque signe à chaque signe partout où elles se positionnent. Ainsi, chaque famille d’aspects devait avoir un sous-multiple en résonance dans chacune des douze superpositions. Par exemple avec les deux signes superposés du Bélier tropical et du Poisson sidéral, Mars et Neptune se déplacent à des vitesses très différentes (autour de deux ans pour Mars et 165 ans pour Neptune). Il n’y avait donc aucune raison pour que ces deux planètes ne puissent pas avoir d’écho entre elles avec chaque famille d’aspects, quels que soient les signes dans lesquels elles se trouvaient mutuellement. J’ai remarqué aussi que c’est principalement la relation mutuelle (aspect) entre les deux planètes qui était essentielle, bien avant leurs positions relatives en signe. J’ai découvert par la suite qu’il devenait inutile de représenter tous ces aspects au centre de la carte du ciel, car cela la surchargeait en rendant le tout incompréhensible. Puis, j’ai compris qu’il valait mieux mettre en valeur les interactions entre les signes du zodiaque (voir le modèle d’interactions présenté plus bas). Toutefois, ce sera plutôt l’occasion de publier prochainement tout cela dans un ouvrage bien détaillé.

C’est ainsi que, j’ai établi qu’il existait trente-trois aspects répartis en cinq familles de couleurs différentes (pour mieux les visualiser à l’écran couleur grâce au logiciel d’Auréas). L’observation de ces « Aspects mineurs » a révélé qu’ils n’avaient en fait rien de mineur. Ils représentaient plutôt une source d’informations indispensables pour comprendre les cartes du ciel.

Le Double-Zodiaque a permis de découvrir que chaque signe du zodiaque était influencé par l’aspect (majeur ou mineur) entre le sidéral & le tropical de chaque superposition de signes, mais aussi par les onze interactions avec les autres superpositions de signes. C’est comme si chaque signe dépendait d’une trame d’influence astrale très uranienne. Chaque interaction peut afficher une des trente-six combinaisons de couleurs des familles d’aspects pour décrire son impact (six couleurs pour le sidéral & six couleurs pour le tropical). Ce sont ces interactions qui sont représentées par des puces de deux couleurs. Pour chaque puce, il y a donc une couleur pour la famille d’aspects pour le sidéral à l’extérieur de la puce et une pour la famille d’aspects pour le tropical à l’intérieur. S’il n’y a pas d’aspect, le cercle en question est représenté vide de couleur.

Les onze interactions qui partent d’un signe du zodiaque

Chaque signe du zodiaque peut donc être sous la tutelle de 11x36 = 396 cas de figure d’influences astrales. Dans cette équation :

- Le chiffre 11 représente les onze interactions avec les autres superpositions,

- Le chiffre 36 parle des 36 modèles de puces qui combinent les possibilités d’aspects. En fait, ce sont cinq couleurs & l’absence de couleur (5+1=6)2  = 36

Alors quand l’astrologue parle d’un signe du zodiaque comme le Bélier par exemple, on ne parle jamais de tous ces cas de figure qui influencent la nature du signe. La preuve que l’astrologie a encore du chemin à faire pour découvrir toutes les facettes cachées de l’influence des astres.

 Il ne faut quand même pas oublier que la présence de ces trois-cent-quatre-vingt-seize nuances d’analyses de chaque signe du zodiaque sera toujours là qu’on le veuille ou non. Leur présence n’est pas décidée par la volonté de l’astrologue, même quand il travaille avec un seul zodiaque .Le seul choix qu’il a vraiment, c’est de continuer à les ignorer.

Auréas a récemment programmé dans son logiciel AstroPc-Pro V12 ces trente-six puces (cercles de deux couleurs). Elles illustrent les interactions d’une superposition de signes avec chacune des onze autres superpositions d’une même carte du ciel.


Un exemple avec la carte du ciel d’Emmanuel Macron